Rock 'n Roll Baby ...

C’était la veille de mon dix-septième anniversaire. J’étais déjà grand pour mon âge, au moins je le pensais.
Cela avait des avantages et des inconvénients surtout quand tu ne pouvais pas évoquer d’excuses pour les bêtises en rapport de ton âge réel. L’avantage était, que je pouvais facilement entrer dans les endroits interdits au moins de dix-huit ans et qu’il n’y avait pas de difficulté à draguer les filles un peu plus âgées que soi.
Ce jour-là, mes parents n’étant pas à la maison pour la journée, j’invitai une copine d’un peu plus de dix-neuf ans à la maison pour lui faire écouter les derniers tubes de Rock 'n Roll à la mode. Elle faisait déjà beaucoup plus femme en rapport des copines de mon âge.
Les copains qui la connaissaient bien m’avaient dit qu’avec elle, c’était disons abordable. En plus à cet âge, elle l’avait assurément déjà «fait».
Je m’étais tricoté tout un cinéma et j’avais appris par cœur les paroles d’homme à lui dire. C’était certain, une fille comme elle, faut l’aborder avec certes du respect, mais aussi et surtout de l’autorité.
Cela inspire l’admiration que la fille peut avoir pour toi. Mes conseillers m’avaient tout expliqué. J’étais armé pour me verser dans l’inconnu. Cet inconnu dont on parlait beaucoup, qui faisait rire les gens qui ne savaient pas trop pourquoi on rit.

Nous écoutions Buddy Holly, étalés sur la moquette douillette dans le salon. Je l’embrassais avec le savoir faire d’un débutant. Elle se laissait faire, souriait, puis prenait l’initiative. Tout était nouveau et rien n’allait comme j’avais imaginé. Je voulais toucher sa poitrine, mais elle avait retenu ma main.
< style="font-family: Times New Roman,Times,serif;"> - Tu veux aller où ?
- Rien. Je ne sais pas. Et avec un peu plus de courage, j’ajoutais : cela dépend de toi, je ne veux pas te forcer. Elle souriait, mais toujours en me tenant la main elle me demandait :
- T’as déjà fait l’amour ? C’était vache de poser des questions ridicules et vexatoires. Bien sûr que non, que j’avais déjà fait l’amour. Je lui répondis :
- Bien sûr que oui, qu’est-ce que tu crois ! Comme réponse elle lâchait ma main et elle se serrait plus près de moi. Sa jupe et son pettycoat étaient relevés. Elle n’avait pas de culotte. Je n’ai pas pu le faire comme elle souhaitait. Les choses ont été trop apportées sur un plateau.
Visiblement, elle n’avait déjà pas de culotte avant de venir. Tout était prévu par elle. Ce que j’avais imaginé depuis des jours et des nuits était tombé dans les oubliettes.
Et pour couronner le tout, elle m’avait fait :
- Fais gaffe, que tu te retires à temps. Je n’ai pas envie de tomber enceinte. J’avais lu dans un livre pour adultes que c’était possible sauf à certaines périodes. Aussi j’ai pris mon courage en main et je répliquais :
- T’en es certain ? Faut peut être faire le calcul.
- Je te dis de faire gaffe, sinon tu mets quelque chose.
- Quoi ?
- T’es imbécile ou quoi ?
- Ah tu veux dire des euh, des … enfin je n’en ai pas.
- Alors tu te retires. Malgré tout, mon corps était trop excité. Beaucoup trop.
La livraison était posée sur le tapis. Je ne pouvais pas et je n’avais pas envie de parler. Elle se levait et avec un
- eh bien toi alors, quand même, pour ton âge tu fais fort.
En plus elle savait mon âge. C’était la honte. Je lui ai dit :
- Au revoir, en fermant la porte derrière elle. Quelques instants plus tard, je partais aussi. Histoire de trouver mes potes. Pour leur raconter ma vérité. Ils n’avaient pas besoin de savoir que j’avais raté ma virilité.