Il faut bien être balaise d'être là où l'invisibilité est à l'aise

De ne pas savoir maîtriser la flagornerie dans ton regard.
Peut-on savoir pourquoi tu trembles de l'ignorance
Au moment que le temps te réclame ta part ?
Que des questions s'étalent sur les fronts en cadence
Au son et rythme des tambours ensorcelés
Battant les cœurs des gens encerclés de barbelés.

Foutaise, me dis-tu, foutaise à ces conneries,
Je suis libre, je te le dis. Je suis libre, je le vis.
Ce n'est que moi qui je regarde dans mon miroir,
Je ne suis pas aveugle, puisque je peux me voir.
Je me parle tranquille, tout en confiance.
Aucune envie d'épargner l'apparence.

Nous avons traversés des multiples champs et pays.
Raclant la vie à fond en dérive.
Tu souhaite que je te porte main ouverte,
Ensemble en timide complice.
Puis frotter l’âme en lessive
Étalée en pente  dissolutive.



Tu me parle comme je te parle
En énigmes que tu ne comprends pas.
Ton seul désir est de me persuader,
De me faire croire que tu plonges comme un harle
Voulait avec les ailes en éventail, parader,
Brailler comme un canard ne voulant pas être l’appât.

Mais rien ne fut en réalité,
Le vent souffla les oubliés de la terre
T'as beau chercher les fondements de ton espoir
Il te reste à allumer ta créativité
Transformer l'existence en frayère,
Faire naître un futur à quoi tu peux encore croire.

Ton perçant regard, sublime,
Loin et au delà les cimes,
T'offre, comme une dernière dîme
La liberté et la vie en prime.

Vole, vole au devant tes ancêtres,
Scrute les proies champêtres.
Ta volonté de naviguer en maître,
au gré qu'on les fait forpaître.