Maman m'accouchait à dix heures en soirée. Mon poids avoisinait les quatre kilos. Ce qui fut lourd à porter. L'après midi elle travaillait encore au buffet de la gare d'Utrecht aux Pays Bas.

C'était le début du départ, on m'avait tourné la tête,
pour mieux voir la tronche de lard de l'homme qui pète.
Il était haut en autorité me baffant ainsi mes fesses
comme pour marquer d'innéité de mon être en confesse.

C'était en septembre 1942, Maman était serveuse, spécialement affecté au poste de café. Ce breuvage était, comme c'était l'usage, conservé dans un grand récipient, une sorte de super-thermos qui gardait le café au chaud. Pour servir, il suffisait d'ouvrir un robinet.

C'était comme une horde, agenouillée comme à l'abreuvoir,
bas planeurs comme des butors se prenant pour des pouillards.

Mais ces derniers jours, Maman était affectée à la plonge pour camoufler son ventre, rempli de moi-même avec mes quatre kilos et les accessoires.
Papa s'occupait de ses affaires. Il, était beaucoup plus sain pour lui de ne pas trop se montrer. Il n'avait vraiment pas envie de se faire enrôler d'office comme travailleur volontaire en Allemagne.
C'était la guerre. Ma famille du coté de mon père se scindait en deux camps. L'un était plus ou moins dans la collaboration avec les occupants, l'autre, dont papa, était plus ou moins dans une sorte de résistance, voire désobéissance.

Quand t'as envie de dire l'autre vérité en somme
tu pèses le pour et le pire ou bien tu pardonnes.